Une fois l’activité bien installée, beaucoup de consultants indépendants se posent la question de la structure juridique la plus adaptée pour facturer durablement leurs missions : rester en portage salarial, ou créer sa propre société — EURL ou SASU ? Les deux options permettent de dépasser le plafond de chiffre d’affaires de la micro-entreprise, mais elles reposent sur des logiques très différentes.
Créer une société : autonomie totale, responsabilité accrue
En EURL comme en SASU, vous créez votre propre structure juridique, dont vous êtes l’unique associé. Vous devenez alors dirigeant d’entreprise : rédaction des statuts, ouverture d’un compte bancaire professionnel, tenue d’une comptabilité complète (bilan, liasse fiscale), déclarations sociales et fiscales régulières. Cette autonomie s’accompagne d’une charge de gestion réelle, généralement confiée à un expert-comptable, ce qui représente un coût fixe mensuel indépendant du montant de votre chiffre d’affaires.
Le portage salarial : la gestion déléguée sans création de structure
Le portage salarial répond à la même problématique — facturer un volume de missions dépassant le cadre de la micro-entreprise — sans nécessiter la création d’une société. Vous signez un contrat de travail avec la société de portage, comme le CDI proposé par Beyond Portage, et c’est elle qui porte juridiquement et administrativement votre activité : facturation, cotisations sociales, paie mensuelle. En contrepartie de cette délégation, des frais de gestion sont prélevés sur le montant facturé — 5% HT chez Beyond Portage — un taux fixe et transparent, à comparer avec le coût mensuel d’un expert-comptable et les frais de structure d’une société.
La protection sociale, un critère souvent décisif
En SASU, le président assimilé-salarié bénéficie d’une couverture sociale proche de celle d’un salarié, mais sans cotisation à l’assurance chômage au titre de son mandat social. En EURL, le gérant associé unique relève du régime des travailleurs indépendants, avec une couverture sociale généralement moins étendue. En portage salarial, le consultant est un salarié à part entière de la société de portage : il cotise au régime général comme n’importe quel salarié, y compris à l’assurance chômage dans les conditions prévues pour les salariés — un avantage que ni l’EURL ni la SASU ne reproduisent totalement.
La rapidité de mise en route
Créer une EURL ou une SASU prend généralement plusieurs semaines entre la rédaction des statuts, l’immatriculation au registre du commerce et l’ouverture du compte bancaire professionnel. En portage salarial, l’inscription se fait entièrement en ligne et l’activité peut démarrer sous 48h chez Beyond Portage — un délai particulièrement adapté lorsqu’une mission doit commencer rapidement.
Quand préférer la société, quand préférer le portage
- La création d’une société (EURL/SASU) prend tout son sens pour une activité stabilisée sur plusieurs années, avec un volume de facturation élevé et régulier, et une volonté réelle de piloter sa propre structure (embauche future, levée de fonds, cession d’entreprise).
- Le portage salarial convient bien aux consultants qui veulent démarrer ou poursuivre rapidement une activité de conseil, sans les contraintes de gestion d’une société, tout en conservant la protection sociale complète d’un salarié — y compris les droits à l’assurance chômage.
En résumé
Entre société individuelle et portage salarial, le choix dépend surtout de l’arbitrage que vous voulez faire entre autonomie de gestion et simplicité déléguée. La société offre un contrôle total sur sa structure, au prix d’une charge administrative et d’une responsabilité de dirigeant. Le portage salarial offre l’essentiel de cette autonomie commerciale, avec la sécurité d’un contrat de travail et une gestion externalisée — sans jamais avoir à créer, ni à fermer, une société.